
La circulation a été fortement perturbée, lundi matin, sur plusieurs artères de la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Cette situation fait suite à l’opération de recouvrement forcé des taxes et impôts menée par la Direction générale des recettes du Kasaï (DGRKAS).
Cette opération affecte la mobilité des habitants, particulièrement ceux qui doivent se rendre au travail. Les moyens de transport en commun se font rares, compliquant ainsi les déplacements des usagers.
Conséquence directe de cette rareté, les tarifs de certaines courses ont considérablement augmenté. Un trajet habituellement facturé à 500 francs congolais se négocie désormais entre 1 500 et 2 000 FC. Cette hausse contraint plusieurs travailleurs à dépenser davantage pour se déplacer, tandis que d’autres risquent d’arriver en retard à leur lieu de service.
Les personnes vêtues en tenue de ville, notamment celles portant des vestes ou des costumes, éprouvent davantage de difficultés à trouver un moyen de transport. Certains conducteurs les confondent avec les agents chargés du recouvrement des taxes, dans le contexte de cette opération, rapporte notre reporter basé dans la région.
Cette situation soulève la question des conséquences des opérations de recouvrement fiscal sur la mobilité et les activités professionnelles des habitants. Si le paiement des taxes et impôts contribue au financement des dépenses publiques, les perturbations observées à Tshikapa mettent en évidence les difficultés rencontrées par la population dans ses déplacements quotidiens.
L’évolution de la situation reste à suivre, notamment en ce qui concerne la disponibilité des transports en commun et le maintien des activités professionnelles.
Joël Tshimuanga

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